
From Macro to Micro

Ces derniers temps, je remarque à quel point le monde s'infiltre de plus en plus dans mon travail quotidien. Pas de manière directe et tangible, mais plutôt dans l'énergie. Une certaine tonalité. Prudence. Hésitation. Comme si, collectivement, nous avions un peu lâché l'accélérateur. Et cela se voit. Chez moi aussi. Au bureau aussi.
Dans les conversations avec les candidats. Avec les clients. Dans des décisions retardées, ou abordées avec plus de prudence qu'avant. Ce n'est pas la panique, mais ce n'est certainement pas non plus la pleine confiance. Plutôt un « voyons ce qui se passe ».
Sa propre direction
Ce qui me fait penser : y a-t-il jamais un moment où rien ne se passe ?
Je reviens souvent à Le Moine qui vendit sa Ferrari. Pas parce que je m'apprête à vendre la mienne (je travaille encore à en obtenir une d'abord 😉), mais à cause de cette idée simple : soit vous créez votre propre direction, soit vous laissez les circonstances extérieures la définir à votre place. Et honnêtement, la seconde option est bien plus facile.
ADN
En poussant la réflexion plus loin, je me demande ce que cette exposition continue à l'incertitude produit avec le temps. Pas seulement sur nous, mais sur la prochaine génération qui entre sur le marché du travail. Particulièrement ceux qui grandissent dans des régions du monde où l'instabilité n'est pas une actualité, mais le quotidien. Quel type d'« ADN » cela crée-t-il ? Grandit-on dans un monde de possibilités, ou dans un monde façonné par la peur ? Et qu'est-ce que cela signifie, finalement, pour des secteurs, ou plutôt des métiers comme le nôtre, l'hospitalité étant construite sur l'ouverture, la confiance et une véritable connexion humaine ?
Micro
Je n'ai pas les réponses. Mais j'y réfléchis. Pour ma part, j'essaie de garder les choses petites. Car aussi grand que le monde puisse sembler, mon influence réelle se situe au niveau micro. Mon travail. Mes conversations. Mes choix. Et peut-être surtout : l'état d'esprit que j'y apporte.
Une citation de Reinhold Niebuhr qui me revient sans cesse :
« Mon Dieu, donnez-moi la sérénité d'accepter les choses que je ne peux changer, le courage de changer les choses que je peux, et la sagesse d'en connaître la différence. »

Peut-être est-ce aussi une belle chose sur laquelle réfléchir ces prochains jours.
Je souhaite à tous une belle Pâques.



